J'aurais pu rester dans cette spirale encore des années.
Si Marianne ne m'avait rien dit ce jeudi soir-là.
Marianne, c'est ma meilleure amie depuis 22 ans. On dîne ensemble tous les jeudis dans le même restaurant du 15ème, depuis le jour où on a appris qu'on allait toutes les deux avoir des filles le même mois. Elle a 62 ans. Trois ans de plus que moi.
Ce jeudi-là, à un moment pendant le dessert, elle a sorti son rouge à lèvres pour se retoucher. Et j'ai remarqué quelque chose chez elle que je n'avais jamais remarqué.
Elle avait des yeux.
Pas des yeux de jeune femme. Pas des extensions de cils. Des yeux. Des cils naturels mais visibles, structurés, présents. À 62 ans.
Je lui ai dit : « Marianne, tu as fait quelque chose à tes yeux ? »
Elle a souri. Elle m'a dit : « Tu remarques enfin. Ça fait 5 mois. »
Elle m'a parlé d'un mascara français qu'elle avait découvert par hasard. Pas chez Sephora. Pas dans un magazine. Une amie pharmacienne le lui avait recommandé. Conçu spécifiquement pour les femmes après 50, 60, 70 ans. Une brosse à fibres effilées calibrée pour les cils fins. Une formule à la kératine et aux huiles végétales. Pas d'effet panda à 16 heures. Démaquillage à l'eau tiède sans arracher les cils.
Je l'ai écoutée en hochant la tête. Je me suis dit « encore un truc qui va rien faire ».
Vous savez le nombre de mascaras que j'ai testés en 30 ans de presse beauté ? Des centaines. J'en recevais 12 par mois en dossier de presse. Aucun ne tenait sur des cils comme les miens à 59 ans. Tous faisaient des paquets, coulaient, ou m'arrachaient les rares cils qui me restaient au démaquillage.
Mais Marianne avait quelque chose dans le regard que je n'avais plus depuis longtemps. Elle avait des yeux présents. Pas spectaculaires. Juste présents.
Elle m'a dit : « Isabelle, je vais te dire quelque chose. À notre âge, on ne cherche plus un mascara qui fait des extensions. On cherche un mascara qui rallume nos vrais cils sans les casser. C'est tout. C'est juste ça qu'on demande. »
J'ai commandé en rentrant le soir-même. 29 euros, garantie 365 jours intégralement remboursés si je n'étais pas satisfaite. Je me suis dit : « À 30 euros, le risque est nul. »
Le mascara s'appelle Serolys. La marque est française, formulée par une pharmacienne.
Je ne l'avais jamais entendu dans aucun de mes dossiers de presse. Aucune des grandes marques de mascara grand public que je connaissais ne le distribuait. Aucune influenceuse beauté n'en parlait. Aucune des grandes pubs Sephora ne le mettait en avant.
Et pourtant, c'était la seule marque française au monde formulée spécifiquement pour ce que mes cils étaient devenus à 59 ans.
J'ai reçu le tube 4 jours plus tard.